17 avr. 2013 - 14:59
Elle court, elle court la nouvelle grippe aviaire et la mairie de Pékin doit renforcer sa campagne de prévention. Jusqu’à présent les conseils sanitaires étaient diffusés auprès des établissements scolaires et dans les centres de soins. Ils sont désormais placardés sur les murs de la capitale.
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Hopital Ditan Beijing, image SL
L’enfant a pu aujourd’hui retourner dans sa famille. La fillette habite le village de Gucheng au nord de Pékin. Ses parents avaient un petit stand de plein air où ils vendaient des poissons, des poulets et des pigeons.
Depuis, les 503 volailles du village ont été exterminées et le grand marché du district de Gaoliying a été fermé provisoirement indiquent les autorités.
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"Soyons vigilants, mais pas de panique !"
Fait plus inquiétant, un petit garçon de 4 ans a été admis également dimanche dernier à l’hôpital de Ditan pour un suivit médical. Ce dernier a en effet été contrôlé positif au H7N9 lors d'un dépistage mené dimanche après-midi par le Centre de prévention et de contrôle des maladies de Pékin auprès de la population du village de Naidong.
Image SL Sur le panneau à la craie :"Les six étapes pour se laver les mains"
Le garçon ne présente aucun symptôme de la grippe, mais il est bien porteur de la nouvelle souche du virus. Selon le bureau de santé de la capitale, ses parents sont poissonniers mais ils auraient acheté l’un des poulets vendus par les parents de la petite fille qui est sortie de l’hôpital ce mercredi.
Image SL Des affiches dans le centre de Pékin
Selon les autorités sanitaires, cette nouvelle forme de grippe aviaire continue donc de se propager. Le nouveau bilan publié ce mercredi a été porté à 16 morts. Deux nouveaux décès sont à déplorer à Shanghai rapporte l’agence Chine Nouvelle. Mais il n’y a toujours « aucune indication » à ce jour d’une transmission du virus d’homme à homme affirme l’organisation mondiale de la santé.
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En attendant, les mégapoles de Pékin et de Shanghaï ont pris des mesures pour tenter de circonscrire la contagion entre oiseaux, notamment la fermeture des marchés aux volailles vivantes et l'interdiction des courses et lâchers de pigeons. La filière avicole a elle déjà perdue plus de
10 milliards de yuan depuis l’apparition des premières victimes du virus.